Clocher de l'Église de Clavas

Historique de Clavas

      A la limite de la Haute Loire et de l'Ardèche, à une cinquantaine de kilomètre de Saint Etienne, dans les monts du Vivarais, le village de Clavas occupe une situation privilégiée, tant au point de vue altitude (1100 m) qu'au point de vue possibilités touristiques, qui permet de jouir d'un séjour dans un environnement encore indemne de pollution.
En effet, encore relativement ignorée du tourisme, la région, fort touchée par l'exode rural, redevient peu à peu sauvage et offre des paysages intacts et des promenades sans contrainte. On commence à trouver des traces de Clavas dans un manuscrit datant de 1223. Le village s'appelait alors "Domus d'Enclavas".

       En 1273 le monastère existait déjà et son nom était "Monastorium de Clavata". Il s'agissait de moines Cisterciens. Les raisons qui ont transformé la destination des locaux sont inconnues. Toujours est-il qu'en 1616 ce ne sont plus des moines mais des religieuses qui occupent les lieux.*Elle s dépendent de Citeaux et sont des dames nobles qui y vivent entourées chacune de 4 ou 5 servantes.
Jean François Régis les visite en 1637 et en quittant l'abbesse Marguerite de la Borie, il lui déclare "je reviendrai, je trouverai ici mon Bethanie".

       En 1709 des documents montrent Clavas bien vivant autour du monastère. Un moulin, le Cloître, une chapelle romane, un artisanat développé : Tissotiers de soie, rubaniers, sabotiers, forgerons, plusieurs métier de basse lisse, des paysans et des coupeurs de bois. Un local était même prévu pour la prison…

       On ne connaît pas exactement la date de l'abandon du monastère par les moniales. Toujours est-il qu'à la Révolution tous leurs biens qui étaient très important en bois, ont été vendus et que ce qui restait des bâtiments s'est volatilisé pour bâtir les fermes de maître parfois fort loin dans la région.

      Toute l'activité qui régnait autour du monastère ayant disparue, Clavas amorce une descente démographique vertigineuse que rien ne viendra entraver. La grande guerre de 1914 achève de dépeupler Clavas et de 75 "feux" à cette date, il ne reste en permanent, que 4 maisons habitées. Jusqu'en 1950, Clavas était resté malgré tout le centre scolaire religieux et laïc de sa région, drainant les élèves jusqu'à Vanosc, de l'autre côté des montagnes. Les Sœurs tenaient l'école des filles avec des pensionnaires pour la semaine et l'école publique enseignait les garçons. Le Cimetière, le bureau de vote et la présence du curé assurait au petit village une vie en autarcie avec un forgeron, un sabotier, un bureau de tabac, deux cafés. L'exode rural fit que les deux écoles ont dû fermer leurs portes et c'est alors que l'association des amis de Clavas a racheté les locaux.

       A ce jour, les Eclaireurs Neutres de France, mouvement de scoutisme agréé, ont repris le flambeau et accueillent à Clavas des groupes de jeunes d’origines diverses pour divers séjours afin de pérenniser une vie et une action locale.    




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